Dans ce nouveau Journal de l’Emploi, l’émission s’intéresse aux GEIQ, pour Groupements d’Employeurs pour l’Insertion et la Qualification. Des structures portées par les entreprises elles-mêmes, encore peu connues du grand public, mais solidement implantées sur les territoires. Pour en expliquer le fonctionnement, l’invité est Francis Levy, délégué général du réseau.
Un GEIQ est une association créée et administrée par des entreprises d’un même secteur ou d’un même territoire. Leur objectif est clair : répondre collectivement à des difficultés de recrutement persistantes. Pour cela, les GEIQ recrutent des personnes rencontrant des obstacles d’accès à l’emploi et les embauchent sur des contrats en alternance. Ils organisent la formation et assurent un accompagnement social et professionnel tout au long du parcours.
Les parcours durent en moyenne un an. À l’issue, les personnes sont qualifiées, ont appris un métier et sont majoritairement recrutées par les entreprises adhérentes. Tous secteurs confondus, environ 70 % des salariés formés accèdent à un emploi durable. Dans l’industrie, ce taux atteint 75 %, porté par des besoins importants et des formations techniques indispensables.
GEIQ alternance recrutement : un modèle éprouvé sous tension
On compte aujourd’hui 208 GEIQ en France. Les premiers ont vu le jour il y a plus de trente ans dans le BTP, avant de se développer dans l’industrie, la propreté, le transport, l’agriculture, le sport, l’animation ou encore le médico-social. Autant de secteurs confrontés à des métiers en tension.
Le contexte économique pèse toutefois sur le modèle. Les entreprises restent le principal pilier financier, en finançant la mise à disposition des alternants. Les aides publiques, elles, progressent moins vite que le réseau, tandis que les coûts de formation augmentent. Face à ces contraintes, les GEIQ travaillent à faire évoluer leurs pratiques : rapprochement entre formation et situations de travail, ingénierie de parcours plus fine, et diversification de services à destination des entreprises, sans remettre en cause leur cœur d’activité.










