Dans cet épisode de Future of Work, Julien Nadin reçoit Alexandre Virlogeux, directeur général d’ISCHEBECK France. Ingénieur de formation, entrepreneur et dirigeant, il revient sur un parcours construit entre gestion de projets, expatriation et direction d’entreprise. Une expérience qui nourrit aujourd’hui sa vision du management et des transformations du monde du travail.
Avant de rejoindre ISCHEBECK France, Alexandre Virlogeux a passé plusieurs années dans le secteur de la construction. Il a travaillé en Australie, au Royaume-Uni, en Israël et au Canada. Ces expériences lui ont permis de découvrir différentes cultures professionnelles et de développer une conviction forte : la réussite d’un projet repose avant tout sur la force du collectif.
Au fil de sa carrière, il a appris à s’appuyer sur l’expertise du terrain. Pour lui, l’écoute reste une compétence essentielle. Comprendre les contraintes de chacun permet de prendre de meilleures décisions et de créer des équipes plus performantes.
Son parcours comprend aussi une aventure entrepreneuriale. Après avoir repris une entreprise spécialisée dans la façade et la menuiserie aluminium, il a dû affronter d’importantes difficultés financières. Cette expérience lui a appris la résilience, la gestion de crise et la responsabilité qui accompagne les fonctions de dirigeant.
Middle management : quel rôle dans les organisations de demain ?
Durant l’entretien, Alexandre Virlogeux défend un management fondé sur la confiance et la responsabilisation. Selon lui, un dirigeant doit fixer une direction claire puis donner aux équipes les moyens d’agir. La délégation et l’autonomie occupent donc une place centrale dans son approche.
Cette réflexion l’amène à s’interroger sur l’avenir du middle management. L’intelligence artificielle automatise déjà certaines tâches de reporting, d’analyse ou de suivi. Ces évolutions pourraient transformer une partie des fonctions intermédiaires au sein des organisations.
Pour autant, Alexandre Virlogeux ne prédit pas la disparition du middle management. Il estime plutôt que son rôle évoluera. Les managers devront davantage accompagner les équipes, faciliter la coopération et maintenir le lien entre la stratégie et le terrain.
L’échange aborde enfin la place des métiers techniques et manuels. Souvent moins visibles, ils restent pourtant indispensables au fonctionnement de l’économie. Une réflexion qui invite à repenser les compétences et les formes de leadership dont les entreprises auront besoin demain.










