Dans cette édition de Tambour Battant Hélène Mathieu se propose de répondre avec ses invités aux questions que notre Démocratie française affronte aujourd’hui.
Avec Benjamin Morel, constitutionaliste, maitre de conférences à l’université Panthéon Assas auteur de Crise politique, crise de régime, il aborde le sujet de l’instabilité de notre régime politique faute de majorité évidente et cherche comment sortir de l’impasse.
Puis, avec Olivier Mongin essayiste , directeur pendant 20 ans de la revue « Esprit », auteur de Démocratie d’en haut, démocratie d’en bas et Renaud Meltz, spécialiste d’histoire politique, directeur de recherches au CNRS, auteur d’Egaux ou libres, histoire de la démocratie française, ils évoquent tour à tour les questions d’égalité, de liberté au regard de la mondialisation actuelle qui accentuerait la privation de libertés, malgré des mouvements populaires des jeunes de la génération Z. Est abordé également, dans ce dialogue parfois vif , le risque de réflexes identitaires dans un contexte où la démocratie est vidée de son contenu par le libéralisme et ils se demandent par exemple s’il faut-il craindre des démocraties ethniques ou des replis identitaires.
Enfin, avec Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel à Paris I Panthéon Sorbonne, auteur de Six thèses pour la démocratie continue, la question de la révision de la Constitution est abordée par celui qui propose de prévoir dans la constitutionle rôle d’assemblées citoyennes que les parlementaires, députés et sénateurs, réuniraient dans leurs circonscriptions, pour faire naitre des propositions de lois plus proches de la réalité de chacune et chacun. Si la forme représentative de notre Démocratie est en train de s’épuiser, les mouvements contestataires, eux, sont force de propositions sur de nombreux sujets : le climat, le logement, la fin de vie, la protection de l’enfance, les droits des femmes… Il montre dans un petit livre Les Contestations qu’ainsi donner sa voix au moment du vote ne risquerait plus de nous rendre muets.
Et Hélène Mathieu conclue l’émission en proposant de revitaliser le beau concept de fraternité présent dans notre devise républicaine dont Edgard Morin disait qu’il était « le contraire du mépris hiérarchique et de la cruauté sociale invisible ».










