Emploi dans le funéraire : un secteur méconnu qui recrute
Les métiers du funéraire sont peu connus. Longtemps discret, le secteur funéraire apparaît aujourd’hui comme un véritable vivier d’emplois. Dans le Journal de l’Emploi, Élisabeth Charrier, déléguée générale de la Fédération nationale du funéraire, revient sur les opportunités offertes par cette filière en pleine mutation. Entre besoins croissants de recrutement, féminisation des métiers et nouvelles attentes des familles, le funéraire se réinvente.
Un secteur de proximité qui emploie près de 27 000 salariés
Le secteur funéraire représente entre 5 000 et 6 000 entreprises en France, réparties sur l’ensemble du territoire. On compte près de 10 000 agences funéraires, majoritairement constituées de TPE et PME. Au total, environ 26 000 à 27 000 salariés travaillent chaque jour au service des familles.
Cette activité de proximité reste essentielle dans toutes les villes et villages. Si de grands réseaux nationaux existent, le tissu économique du funéraire repose avant tout sur des entreprises locales.
Jusqu’à 3 000 recrutements chaque année
Le secteur recrute constamment. Chaque année, entre 2 500 et 3 000 postes sont à pourvoir dans toute la France. Parmi les métiers les plus recherchés, le conseiller funéraire arrive largement en tête et représente à lui seul près de la moitié des offres d’emploi.
Ce professionnel joue un rôle central : il accompagne les familles, coordonne les obsèques et organise les différentes étapes de la cérémonie. D’autres métiers recrutent également, comme chauffeur-porteur, maître de cérémonie ou thanatopracteur.
Des métiers qui évoluent avec les attentes des familles
Le funéraire connaît une transformation importante. Les cérémonies deviennent plus personnalisées et les familles recherchent davantage d’accompagnement humain. Cette évolution renforce l’importance des métiers liés à l’écoute, à l’empathie et à l’organisation.
Le secteur se féminise également rapidement. Aujourd’hui, environ 35 % des effectifs sont des femmes, avec une présence particulièrement forte dans les métiers de conseillère funéraire et de thanatopracteur.
De nouveaux profils émergent aussi, comme le “funeral planner”, inspiré des États-Unis, qui mêle organisation d’événements et accompagnement des familles.
Formations et débouchés : comment intégrer le secteur ?
Contrairement aux idées reçues, peu de prérequis sont nécessaires pour entrer dans le secteur funéraire. Certaines formations sont diplômantes, notamment pour les conseillers funéraires ou les maîtres de cérémonie, mais elles peuvent être suivies après l’embauche.
Les entreprises disposent généralement d’un an pour former leurs collaborateurs. Les formations alternent théorie et pratique, favorisant ainsi une insertion rapide dans l’emploi.
Pour découvrir les métiers, les formations et les offres disponibles partout en France, la plateforme officielle dédiée aux métiers du funéraire constitue aujourd’hui une référence incontournable.










