Demain! est
disponible sur
TNT idf
31
Numéricable
94
Free
236
Orange
219
SFR
457
Bouygues
302
09 - Le Journal des Salons

Philippe Pelletier : « L’immobilier de demain sera bas carbone et humaniste »

Philippe Pelletier : l’immobilier de demain sera « bas carbone et humaniste »

À l’occasion du Salon de l’immobilier bas carbone, Philippe Pelletier, président du Plan Bâtiment Durable et président du conseil de surveillance d’Habitat et Humanisme, est l’invité du Journal des Salons. Il partage sa vision de l’immobilier de demain. Pour lui, la transition du secteur ne peut plus se limiter à la performance énergétique des bâtiments : elle doit désormais placer les occupants, leur santé, leur sécurité et leur bien-être au cœur des projets.

Dans cette émission spéciale, Philippe Pelletier revient également sur les évolutions du Plan Bâtiment Durable, les enjeux de la coopération entre acteurs de l’immobilier et les nouveaux métiers qui pourraient accompagner la transformation des villes et des territoires.

Le Plan Bâtiment Durable, acteur de la transformation

Créé dans le prolongement du Grenelle de l’environnement, le Plan Bâtiment Durable a pour ambition de mobiliser les acteurs autour de la transformation durable du parc immobilier.

Pour Philippe Pelletier, l’enjeu initial était clair : faire évoluer les bâtiments vers davantage de sobriété énergétique, de neutralité carbone et de confort pour leurs occupants. Mais cette transformation ne pouvait pas reposer uniquement sur l’action de l’État.

Le Plan Bâtiment Durable s’est ainsi progressivement imposé comme un espace de concertation, réunissant entreprises, collectivités, professionnels de l’immobilier et autres parties prenantes afin de faire émerger des propositions et d’accélérer les changements.

L’une de ses principales réussites réside, selon son président, dans la diffusion d’une nouvelle manière de penser l’habitat. La question n’est plus seulement de savoir comment construire ou rénover un bâtiment, mais comment mieux habiter les espaces.

Immobilier Bas Carbone : de la contrainte à l’action collective

La transition environnementale du secteur immobilier ne peut toutefois pas avancer en silos.

Philippe Pelletier pointe ce qu’il décrit comme une forme de « défaut français » : chaque acteur intervient encore trop souvent dans son propre domaine, sans suffisamment prendre en compte celui des autres.

Or, les problématiques sont étroitement liées. Une rénovation ou une transformation du bâtiment peut avoir des conséquences sur la santé, la sécurité et le bien-être des occupants. De la même manière, la réflexion ne peut plus être limitée à un immeuble pris isolément.

Bâtiement Durable : l’enjeu est désormais de « jouer collectif ».

Promoteurs, constructeurs, investisseurs, bailleurs sociaux, collectivités, élus et usagers doivent donc davantage travailler ensemble. Une évolution indispensable pour passer d’une logique centrée sur le bâtiment à une véritable réflexion sur l’espace urbain.

Pourquoi l’immobilier doit devenir humaniste

C’est l’un des messages forts de l’interview : l’avenir de l’immobilier ne sera pas seulement bas carbone. Il devra également être humaniste.

Pendant quinze ans, une grande partie des efforts s’est concentrée sur la dimension technique du bâtiment : matériaux, équipements, construction, rénovation et performance énergétique.

Ces progrès restent essentiels, mais Philippe Pelletier estime qu’il faut désormais aller plus loin.

Pour qui construit-on ces bâtiments ?

La question des occupants doit revenir au premier plan. Santé, sécurité, confort et bien-être deviennent des critères incontournables de la performance d’un bâtiment durable.

Cette évolution est d’autant plus importante que le dérèglement climatique rend les vulnérabilités beaucoup plus concrètes : épisodes de canicule, incendies, inondations, grêle ou encore dégradation des conditions de vie dans certains logements.

L’adaptation au changement climatique conduit donc à repenser la ville autour de ceux qui l’habitent.

2050 : penser les personnes avant les bâtiments

À l’horizon 2050, Philippe Pelletier appelle ainsi à changer de perspective.

La décarbonation demeure indispensable, mais elle doit être associée à une approche davantage centrée sur les personnes. L’immobilier durable ne peut pas uniquement être synonyme de bâtiments plus performants sur le plan énergétique.

Il doit aussi garantir des lieux de vie adaptés aux évolutions climatiques et aux besoins de leurs occupants.

Cette approche pourrait profondément modifier la manière de concevoir les projets immobiliers : les critères environnementaux ne seraient plus traités indépendamment des enjeux sociaux et humains, mais intégrés dans une vision globale du territoire.

Un nouveau défi : faire évoluer l’offre

Autre enjeu soulevé dans l’émission : celui de l’adéquation entre les besoins des ménages et l’offre de travaux et de services.

Philippe Pelletier estime que les politiques publiques ont longtemps été très centrées sur le soutien à la demande. La prochaine étape consisterait à davantage travailler sur la qualité et le déploiement de l’offre.

Cela concerne aussi bien les travaux de rénovation que les services nécessaires au fonctionnement des bâtiments. Il faut toujours penser maintenance, entretien, gestion et accompagnement des occupants.

L’objectif est de parvenir progressivement à une véritable garantie de performance. Un objectif encore difficile à atteindre aujourd’hui mais qui constitue une direction stratégique pour le secteur.

La transition écologique, un moteur pour l’emploi


Cette transformation pourrait également ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.

De nouveaux métiers pourraient émerger, tandis que certains emplois existants devront adapter leurs compétences. La transition vers un immobilier durable implique en effet de nouveaux besoins en matière de rénovation, de services, de financement et de gestion des bâtiments.

Le changement d’échelle constitue également un facteur important.

Demain, la réflexion ne portera plus seulement sur un logement ou un immeuble, mais davantage sur le quartier, le lotissement, la centralité ou encore l’espace urbain.

Cette approche territoriale pourrait faire émerger de nouvelles fonctions et de nouvelles compétences, notamment au niveau des collectivités locales.

La transformation de l’immobilier ne pourra pas être uniquement technique.

Le secteur dispose déjà de nombreux projets et acteurs engagés dans cette transformation. Mais, pour Philippe Pelletier, le véritable changement consiste désormais à mieux faire dialoguer ces initiatives et à décloisonner les approches.

L’immobilier bas carbone de demain ne se résumera donc pas à réduire les émissions des bâtiments. Il s’agira aussi de créer des espaces capables de répondre aux nouveaux défis climatiques tout en améliorant concrètement la vie de leurs occupants.

Une vision que Philippe Pelletier résume en une formule : le futur de l’immobilier sera à la fois « bas carbone et humaniste ».

Le Salon du SIBCA

Le SIBCA, Salon de l’Immobilier Bas Carbone, est co-organisé par l’Association BBCA. C’est le rendez-vous incontournable pour les professionnels du secteur. Véritable vitrine de l’innovation, il rassemble chaque année les principaux acteurs engagés dans la transition écologique. On y rencontre les promoteurs, les collectivités, les investisseurs, les architectes etles industriels. Le salon met en avant les bonnes pratiques, les solutions concrètes et les nouveaux modèles de développement immobilier. Avec pour objectif de construire la ville de demain de manière durable et responsable.


Emploi BTP en Île-de-France : des opportunités à découvrir

Emploi BTP en Île-de-France : des opportunités à découvrir

Le BTP connaît un contexte économique plus difficile sur certains marchés, mais les besoins de recrutement restent bien présents. Dans le Journal de l’emploi, Sophie Damolida, directrice départementale de France Travail en Seine-Saint-Denis et coordinatrice du secteur BTP en Île-de-France, rappelle que le bâtiment reste ouvert à des pr...
Formation, reconversion et retour à l’emploi : IFOCOP présente son dispositif Atouts Seniors et ses résultats.

Reconversion seniors : comment retrouver un emploi ?

Se reconvertir après plusieurs années de carrière peut permettre de retrouver un emploi dans un secteur qui recrute. Mais comment se former efficacement lorsqu’on est senior ? Kevin Failly, responsable du recrutement chez IFOCOP, présente les solutions proposées par l’organisme lors du salon Générations Reconversion × Nouvelle Vie Pr...
À 61 ans, Olivier Bazin quitte l’optique pour devenir fleuriste et transformer sa passion pour les fleurs en nouveau projet professionnel.

À 61 ans, il se reconvertit pour vivre de sa passion

À 61 ans, Olivier Bazin a décidé de changer complètement de voie professionnelle. Après avoir dirigé une chaîne d’optique, il est devenu fleuriste. Lauréat du Prix Senior lors des Trophées de la Reconversion, il raconte son parcours à l’occasion de Générations Reconversion × Nouvelle Vie Pro. Un déclic pour changer de vie Penda...
Envie de quitter l’Île-de-France ? Emploi, logement, cadre de vie : voici les étapes à vérifier avant de changer de région.

Partir en région pour trouver de nouvelles opportunités professionnelles

Changer de région peut aussi être une manière de prendre un nouveau départ. Pour certains Franciliens, quitter l’Île-de-France permet de chercher un autre cadre de vie tout en faisant évoluer sa carrière. Au salon Générations Reconversion × Nouvelle Vie Pro, Sébastien Aufort, directeur de la Maison de la Nouvelle-Aquitaine à Paris,...